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Chaises de restaurant empilables : gagner de la place sans compromis

Mon Bureau Design / Les guides restauration

Mobilier & agencement · 9 min de lecture

Illustration d’un employé manipulant une chaise près de deux piles homogènes, dont une sur chariot.
Illustration générée d’une situation de manutention. Respecter les consignes du fabricant pour chaque modèle.

Une chaise restaurant empilable fait gagner de la place quand trois conditions sont réunies : le modèle est conçu pour s’empiler, la pile respecte les indications du fabricant, et l’équipe suit toujours la même méthode de manipulation. Le gain de place dépend aussi du stockage et des gestes.

Une chaise empilable se superpose à la verticale, sans se replier. Une chaise pliante se referme à plat et se range autrement. Pour un restaurateur, un exploitant CHR ou un architecte, la question utile est : combien de chaises par pile, à quelle hauteur, sur quel sol et avec quel protocole de déplacement ? La priorité reste le protocole d’exploitation.

Chaise empilable ou chaise pliante : ce qui change en exploitation

Les deux solutions répondent à des usages différents.

Critère Chaise empilable Chaise pliante
Principe Se superpose à d’autres chaises identiques Se replie à plat sur elle-même
Rangement En piles, au sol ou sur chariot À plat, en rangée, sur support ou accrochée
Mise en place Rapide : on dépile et on pose Il faut déplier chaque chaise

Le choix dépend de la fréquence des manipulations. Si la salle de restaurant change de configuration chaque semaine, voire chaque jour, la chaise empilable est généralement plus simple à gérer. Si les chaises ne servent que quelques fois par an, la pliante peut convenir. Pour situer les familles d’assises du CHR avant d’arrêter un cahier des charges, vous pouvez consulter la sélection de chaises pour cafétéria et restaurant, en gardant en tête les critères d’exploitation décrits ici.

Comment choisir une chaise empilable selon le rythme de la salle

Avant de regarder le design d’une chaise de restaurant, il faut poser une question : à quelle fréquence la salle change-t-elle de configuration ?

  • Service quotidien stable : dans un restaurant, l’empilage sert surtout au nettoyage du sol.
  • Salle modulable : les reconfigurations d’un restaurant imposent des déplacements réguliers.
  • Terrasse : la mise en place et le rentrage répétés rendent le protocole et le trajet déterminants.

Plus la cadence est élevée, plus le poids, la prise en main et l’accès au local comptent.

La reconfiguration d’un restaurant concerne aussi les tables de restaurant et de cafétéria : pensez les deux manipulations ensemble.

Matériaux et finitions : ce qu’il faut regarder côté exploitation

Dans le mobilier de restauration, le matériau influence la manipulation, l’entretien et la protection de la chaise. Il ne suffit pas de retenir un coloris : il faut repérer les zones qui se touchent pendant l’empilage.

  • Bois : une chaise en bois expose ses arêtes aux chocs. Le bois, le placage bois, le bois verni ou une finition bois demandent d’identifier les contacts lors de l’empilage.
  • Acier et métal : contrôlez les points de contact qui peuvent marquer une finition acier ou métal.
  • Polypropylène : courant sur les chaises empilables, il simplifie l’entretien, mais peut garder des traces de frottement selon sa finition.

La fiche de l’Air-Chair de Magis en noir indique un polypropylène chargé de fibre de verre, 4,3 kg, un usage extérieur possible et un empilage par 10. Ne les extrapolez pas à un autre modèle.

Pour comparer une gamme de mobilier de restauration, consignez aussi :

  • la structure en métal : métal peint, aluminium ou acier, ainsi que ses zones de contact ;
  • le dossier haut ou bas : un dossier haut reste un choix de confort et de style ;
  • le style, moderne ou plus classique, et la cohérence d’une ambiance moderne avec le mobilier de la salle ;
  • les coloris de la gamme, le coloris retenu selon la gamme, la couleur et le matériau : bois massif, coque plastique ou tissu.

Bois, design et confort : garder l’équilibre

Dans un restaurant, le design doit rester compatible avec l’usage. Une assise en bois peut contribuer au design de la salle, mais le bois visible mérite des gestes réguliers. Le confort d’assise, le dossier et le design d’ensemble restent à apprécier avec la durée du repas. Pour la restauration, le compromis associe design, confort et protocole.

Du cahier des charges au test de réception

Avant la commande, faites décrire par écrit le mode d’empilage, la limite de pile et les points de contact. À la réception, un essai avec quelques unités permet de vérifier l’alignement, la prise en main, le trajet et l’état du sol. Ce test ne remplace pas la fiche du fabricant : il sert à transformer ses indications en consigne compréhensible par l’équipe.

Stockage : penser le local avant la commande

Dans un restaurant, le stockage se prépare comme un flux, pas comme un simple espace vide. Vérifiez :

  • l’emplacement dédié aux piles, hors des zones de passage ;
  • la largeur des accès entre le local et la salle de restaurant (portes, seuils, couloirs) ;
  • la planéité du sol à l’endroit où les piles sont posées ;
  • la place disponible pour manœuvrer un chariot si vous en utilisez un ;
  • la hauteur disponible sous plafond et sous les installations du local.

Capacité de pile : ne jamais la supposer

Le nombre maximal de chaises par pile et la hauteur de pile ne doivent jamais être supposés. Ils varient selon le modèle, la structure et le mode d’empilage. Il faut donc se référer à la fiche du fabricant, modèle par modèle, et ne pas extrapoler à partir d’une autre chaise, même d’apparence voisine.

  1. Respecter la limite indiquée par le fabricant pour le stockage.
  2. Réduire la pile pour le déplacement. Une pile qui peut rester stable à l’arrêt n’est pas forcément la plus sûre à pousser ou à porter. Pour déplacer, mieux vaut des piles plus courtes, plus faciles à contrôler.

Si la fiche ne donne pas l’information, demandez-la au fabricant ou à votre fournisseur avant de fixer votre protocole. En attendant, adoptez la prudence : pile courte, sol plan, surveillance.

Protocole d’empilage : méthode en étapes

  1. Identifier le modèle. Ne mélangez pas des modèles différents dans une même pile, même s’ils se ressemblent.
  2. Consulter la fiche du fabricant pour le nombre de chaises par pile et la hauteur recommandée.
  3. Préparer le sol. Choisissez une zone plane, propre et dégagée.
  4. Vider l’assise et le dossier. Retirez coussins, housses ou objets oubliés, qui fausseraient l’empilage.
  5. Soulever la chaise plutôt que de la traîner ou de la laisser tomber sur la pile.
  6. Positionner avec soin : aligner la chaise sur celle du dessous, selon le mode d’empilage du modèle.
  7. Contrôler la stabilité de la pile avant de lâcher.
  8. Arrêter la pile à la limite du fabricant pour le stockage, et plus bas pour le déplacement.
  9. Déplacer par piles courtes, à la main ou sur chariot, avec un trajet dégagé.
  10. Dépiler dans l’ordre inverse, une chaise à la fois, sans tirer de force.

Manutention et protection des sols et des assises

Le fabricant Burgess distingue dans son guide des chaises empilables l’empilage par cadre ou pieds, avec butées de protection, de l’empilage par assise. Il conseille un sol plan, des références homogènes, le soulèvement et le chariot pour les déplacements répétés. Ce sont des conseils généraux : votre référence reste la fiche du modèle.

Concrètement, côté exploitation :

  • Mode d’empilage : repérez si votre chaise s’empile par la structure ou par l’assise. Les zones de contact à protéger ne sont pas les mêmes.
  • Patins et butées : vérifiez leur état à intervalles réguliers. Un patin usé ou absent expose le sol et la chaise.
  • Assises : évitez les frottements répétés entre dessus et dessous d’assise. Une assise marquée se voit dans une salle de restaurant, surtout sur les finitions foncées ou brillantes.
  • Chariot : si les déplacements sont fréquents, vérifiez sa compatibilité avec la référence et la pile retenue.
  • Sols : parquet, carrelage, sol souple ou terrasse ne réagissent pas de la même façon. Testez les patins et le passage du chariot sur chaque surface avant de généraliser.
  • Seuils et ressauts : repérez-les avant le déplacement et adaptez le trajet.

Checklist : réception et mise en service

À la réception

  • [ ] Vérifier que les références reçues ne mélangent pas les modèles.
  • [ ] Contrôler visuellement structure, assise, dossier, patins et butées.
  • [ ] Archiver la fiche du fabricant : mode d’empilage, nombre par pile et hauteur recommandée.
  • [ ] Empiler puis dépiler un petit échantillon sur sol plan avant de généraliser la méthode.

À la mise en service

  • [ ] Dégager et identifier la zone de stockage.
  • [ ] Valider le trajet, les portes, les seuils et le chariot éventuel.
  • [ ] Afficher le protocole adapté au modèle près du local.
  • [ ] Prévoir le contrôle régulier des patins, butées et zones de contact.

Questions fréquentes sur les chaises empilables en restaurant

Quelle différence entre une chaise empilable et une chaise pliante ?


Une chaise empilable se superpose à des chaises identiques. Une chaise pliante se referme grâce à un mécanisme. Le bon choix dépend surtout de la fréquence des reconfigurations et de l’espace de rangement disponible.

Combien de chaises peut-on empiler ?


Il n’existe pas de nombre universel. Consultez la fiche du fabricant du modèle concerné et n’appliquez pas la donnée d’une autre chaise. Pour déplacer une pile, conservez une hauteur plus facile à maîtriser.

Faut-il un chariot pour des chaises empilables ?


Il devient pertinent lorsque les piles circulent régulièrement entre local, salle de restaurant et terrasse. Vérifiez sa compatibilité avec le modèle et le trajet avant de l’intégrer au protocole.

Comment protéger un sol pendant la manutention ?


Contrôlez l’état des patins, ne faites pas glisser les piles et testez le passage du chariot sur chaque revêtement. Un sol propre et plan aide aussi à garder une pile stable.

Peut-on mélanger deux modèles qui semblent compatibles ?


Non. Des silhouettes proches peuvent avoir des points d’appui différents. Constituez des piles homogènes et identifiez les modèles dans le local de stockage.

Faire de l’empilage un geste maîtrisé.

Une chaise restaurant empilable devient un véritable outil d’exploitation lorsqu’elle est choisie avec son mode de stockage et de manutention, le design de la salle et le confort d’assise attendus. Comparez les données de chaque fiche, puis repérez les chaises adaptées à une salle de restaurant ou de cafétéria en gardant ce protocole à portée de l’équipe.